Jeunesse Coopérante

Cette année, le Centre Saint-Viateur a accueilli Maitalen, Gorka, Leire, Josune, Maggi, Sergio et Myriam comme coopérantes du Pays Basque. Deux d’entre eux nous content leur expérience.

J’ai dessiné de nombreux visages!

En arrivant ici, quand on m’a dit dans quels secteurs j’allais travailler, j’ai eu peur puisque j’étais habitué avec des enfants. Savoir que j’aurais des classes d’adolescents, je ne me voyais pas apte pour cet âge.

Jeunesse coopérantePour moi, le Centre Saint-Viateur est un centre merveilleux, comme une utopie à l’intérieur de Collique. En effet on y travaille plusieurs champs différents avec les enfants, les jeunes et les mamans, et finalement c’est un lieu de rencontre de toute la famille.

Toute la famille travaille ici ensemble et ce ne sont pas des projets isolés, mais plutôt des activités qui interagissent entre elles. Elles se réalisent chaque jour pour que les familles soient en interaction entre elles, pour cela je crois que c’est un centre très complet.

Je sens qu’il s’y réalise un travail intégral. Quand tu échanges avec les familles on sent que le Centre est au cœur de leur vie. Ce qui aussi les unit, c’est le travail qu’on y réalise car certaines familles qui arrivent au Centre avec des désunions vivent un processus grâce aux activités et cela conforte ces familles vers plus d’union.

Je pars avec une expérience, des sourires, et de l’affection.

Gorka Iparraguirre, éducateur social

Le plus difficile, c’est de s’en aller!

Mon expérience à Collique a été très intense, avec beaucoup d’émotions. J’ai aimé partager les histoires de tout ce monde qui vient au Centre Saint-Viateur.

Au début ce fut un peu difficile de m’adapter parce que le changement est énorme. Tout est différent! Il n’y a rien de semblable à ce que j’avais vu auparavant. Mais je crois qu’à la fin le plus difficile ce ne fut pas de vivre ici, mais plutôt le fait de partir.

J’ai travaillé des sessions individuelles de thérapie avec les enfants, garçons et filles, et avec les mamans. Les après-midi, j’ai appuyé les jeunes dans les tâches scolaires et quand je le pouvais, je m’échappais pour aller à l’atelier de pâtisserie avec les mamans.

J’espère avoir apporté de l’affection et un peu de bonheur à la vie des familles avec lesquelles j’ai travaillé. De mon côté j’emporte beaucoup d’affection et je crois que je n’avais jamais reçu tant de bisous consécutifs dans toute ma vie! Je considère important voir d’abord pour ensuite savoir quoi faire et ne pas avoir peur de proposer des idées nouvelles à essayer, car les gens ici sont très ouverts à les accueillir.

Myriam Ondarre Diego, psychologue

Source :
Revue du Centre Saint-Viateur – Collique (Pérou) – Décembre 2014 (PDF).

Publications similaires

  • L’identité de la communauté SPV au Pérou

    C’est sous ce thème que les cinq communautés SPV du Pérou se sont rencontrées les 2 et 3 août à Chimbote (ville à près de 400 km au nord de Lima, le long de l’océan Pacifique).

    Les 35 participants, jeunes et adultes, ont partagé leur expérience de vie et ont cherché à reconnaître ce qui est commun à chaque groupe et ce qui distingue chacune des équipes.

    Le responsable général, F. Jean-Marc St-Jacques, CSV, a su rappeler le coeur du SPV : vivre debout et célébrer la vie à la manière des premiers chrétiens (Ac 2,42-47).

  • Un Viateur ivoirien en mission à Cutervo au Pérou

    Je suis arrivé à ma nouvelle terre de mission le 31 décembre 2013. Auparavant, je pensais rester en Côte d’Ivoire et participer à la vie de notre communauté viatorienne et de l’Église ivoirienne. Mais, me voici à des milliers de kilomètres de ma terre natale. Comment je me sens Viateur ivoirien en mission à Cutervo?

    Dans un premier temps, je voudrais partager ma joie d’être ici, au Pérou, et plus précisément dans le nord où se trouve Cutervo. Et cette joie se justifie par le fait que je continue de servir et de vivre ma vocation.

  • Visite pastorale au Pérou

    « Chaque Viateur doit chercher à mieux connaître sa famille, son fondateur, son charisme. Dans les familles, il y a des gènes qui font que des frères et des soeurs se ressemblent. Quels sont ces gènes de notre famille viatorienne qui nous rapprochent les uns des autres au Pérou? Il est important que des Viateurs puissent se reconnaître peu importe l’endroit où ils se trouvent. Chacun doit s’intéresser à l’autre, à ce qu’il est, à ce qu’il vit et à ce que nous sommes ensemble »

  • Ma participation aux JMJ de Cracovie

    De cet événement spirituel, ecclésial et mondial, j’ai vu et j’ai expérimenté la puissance de la foi, la foi comme une flamme capable de brûler les résistances, les peurs, les enfermements, de nous sortir de nous-mêmes pour laisser germer l’amour et la générosité, l’unité et la fraternité universelle malgré nos différences, pour nous redonner notre liberté.