Écouter et jeûner

Le message de notre pape Léon XIV pour le Carême s’intitule : écouter et jeûner.
Je crois que c’est un texte qui devrait nourrir notre réflexion pour ces prochaines semaines.
Je laisse donc la parole au Saint Père en vous présentant
des extraits de son message à lire, à méditer, à prier… et à vivre !

Bonne marche !

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.


Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.

Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ». (Dilexi Te)

Bible sur table par Pastor Matt (unsplash.com)

Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. (…) Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.

Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse.

Bien-aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.

Jean-Marc St-Jacques, c.s.v.
Supérieur provincial

Source :
Bulletin d’information – Février 2026 – No 276 (PDF)

Publications similaires

  • Discerner sa présence

    Il y a une semaine, le coup d’envoi de la marche qui nous conduira à la joie de la résurrection a été donné.

    Depuis un an nous vivons un long carême qui tarde encore à déboucher sur un matin de Pâques ensoleillé et exempt de toutes formes de virus.

    Puisse ce temps du carême 2021 être un chemin de liberté, d’espérance et de victoire sur toutes les morts qui nous guettent. Qu’il nous achemine vers Pâques dans la joie de la présence de Celui qui donne sens et consistance à notre communauté viatorienne.

  • Pour grandir dans la foi…

    Le thème du Carême 2020 nous lance une belle invitation à « (Pour) grandir dans la foi ».

    C’est un thème qui nous sied bien dans la mesure où nous ne voulons pas nous arrêter aux difficultés qui ralentissent nos pas et freinent notre marche.

    Chaque Viateur, dans l’état qui est le sien, reçoit cet appel à grandir dans la foi.

    Pour grandir dans la foi, il nous faut…

  • Jusqu’où le suivrons-nous?

    Pour nous, Viateurs, qui nous engageons avec Jésus, jusqu’où le suivrons-nous sur ce chemin de vérité, d’amour et de liberté?

    Jusqu’où sommes-nous prêts à dépasser nos catégories humaines pour adopter celles de Dieu « qui voit dans le secret de notre cœur »? Mt 6.

    Jusqu’où sommes-nous disposés à nous rendre sur ce long chemin de Jérusalem?

    Le temps est venu de déposer nos lourds manteaux d’hiver pour avancer plus facilement sur la route conduisant au ressuscité de Pâques.

    Bonne poursuite en direction de Pâques!

  • Le directeur novice

    Un confrère possédant plusieurs années d’expérience dans le domaine de l’enseignement et du secrétariat auprès des supérieurs se voit confier, un jour, une nomination que l’on pourrait qualifier de bien désirée. Il est nommé supérieur d’une école importante de la ville. Cela signifie, à l’époque, qu’en plus de s’occuper de la direction de l’école, il devient également le supérieur de ses confrères qui enseignent à cette même école.

    Prenant son rôle de supérieur très au sérieux, ce directeur novice constate que certains religieux rentrent un peu tard en revenant de leur marche de santé après le souper. Il présume que la conduite de ses confrères doit être en tout point conforme au bon exemple que doivent donner les professeurs auprès de leurs élèves.

    (…)