Querbes, fondateur

Notre fondateur et son charisme

Querbes

Querbes – Gouache de W. Corbeil, c.s.v.

« Suscité par l’Esprit, un fondateur reçoit un charisme de fondation. Il prend conscience d’une situation qu’il faut changer dans le monde et l’Église. Il est doté d’un don de lucidité qui lui permet de saisir ce dont le Peuple de Dieu souffre. Il est aussi doté d’un don de créativité qui le pousse à imaginer des solutions inédites.

Le père Querbes a reçu un charisme de fondation. Il a vu avec acuité un triple besoin :

  • l’urgence d’enseigner la doctrine chrétienne aux enfants;
  • l’urgence de former des instituteurs;
  • la nécessité de placer aux côtés des pasteurs des campagnes un catéchiste, compagnon de leurs fonctions liturgiques : cérémonies, service des autels, chant, etc.

Il a voulu répondre à chacun de ces besoins et il a reçu la grâce d’y répondre en créant l’Association des Catéchistes de Saint-Viateur. »

Robert Bonnafous, c.s.v.

Catéchistes ou clercs paroissiaux

Berceau des CSV, Vourles, France

Berceau des CSV, Vourles, France
Aquarelle de Jacques Houle, c.s.v.

Entre 1826 et 1831, Querbes veut mettre sur pied une association de catéchistes qui assureront l’éducation chrétienne aux enfants. Ses catéchistes seront aussi des « clercs paroissiaux ».

À l’époque, on désignait ainsi les hommes qui apportaient leur support aux curés en accomplissant un certain nombre de services paroissiaux : préparation des offices, des enfants de chœur, des ornements liturgiques, des chants, etc. Ainsi, l’Association portera le nom de : « Clercs paroissiaux ou Catéchistes de Saint-Viateur ».

Clercs paroissiaux, ils ont charge de la liturgie, du chant d’église et du service des autels. Catéchistes, ils enseignent la doctrine chrétienne aux enfants dans les écoles des campagnes.

Reconnaissance officielle

Approbation de Rome

Encre de
W. Corbeil, c.s.v.

Pour exercer son action, la nouvelle Société de Querbes doit obtenir une reconnaissance légale. L’autorisation civile est acquise assez tôt, mais le diocèse de Lyon tarde à l’approuver. Il en reconnaît l’existence le 3 novembre 1831. Cette date marque la naissance de la communauté des Viateurs.

Quant à l’approbation légale des statuts, Querbes ne l’obtiendra que le 11 décembre 1833, après avoir consenti bien malgré lui à des modifications substantielles.

Finalement, pour donner à son Institut une reconnaissance internationale, le père Querbes sollicite lui-même à Rome l’approbation pontificale qu’il obtient le 21 septembre 1838. Sa communauté devient alors une congrégation religieuse et porte le nom de Clercs de Saint-Viateur.