Nous ne sommes pas seuls

Le mois de novembre nous plonge dans le dépouillement total.

Dans les endroits où les saisons sont bien marquées, on contemple le spectacle des feuilles qui changent de couleurs et qui se détachent des arbres.

Feuilles d'automneLa vie semble s’en aller. Cependant, l’espérance est là que les arbres refleuriront au printemps.

Il en est autant dans notre vie de tous les jours.

Nous voyons partir des êtres qui nous étaient chers.

Ils avaient fleuri dans nos vies et avaient permis à nos vies de fleurir.

L’Église nous invite à faire mémoire des saints (1er novembre) ainsi que de nos défunts (2 novembre).

Les saints ne sont pas des stars de télé ni des magiciens du cinéma.

Ce sont des gens ordinaires qui ont témoigné l’amour de façon extraordinaire à la manière du Samaritain de l’Évangile.

Nos défunts ont un jour foulé le sol de notre vie et y ont laissé des traces qui les rappellent à notre souvenir.

Dans le monde, le 11 novembre est Jour du Souvenir. Il rappelle l’armistice signé le 11 novembre 1918 et qui a mis fin à la Première Guerre Mondiale.

Le symbolisme de ces commémorations est fort.

Il témoigne qu’au-delà de la mort, une vie se poursuit.

La prière eucharistique lors des funérailles ne dit-elle pas : « Car pour tous ceux croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée. »

Ainsi donc, chers Viateurs, l’appel à l’unité se traduit et se mesure jusque dans le maintien de notre communion avec tous ceux et celles qui nous ont devancés auprès de Dieu.

Rappelons-nous les membres de nos familles qui nous ont marqués…

Rappelons-nous les Viateurs qui ont été pour nous des signes de bonté et de générosité…

Personnellement, j’aurais une liste impressionnante de personnes qui m’ont façonné et dessiné. Cette liste irait de mon papa parti en cette année 2021 à de nombreuses figures viatoriennes et de la grande famille humaine qui m’ont tracé un chemin.

Nous ne sommes pas seuls.

« Nous sommes tous les hommes (et les femmes) ouverts à tous les vents et croisées des chemins » chante Noël Colombier.

À chacun des Viateurs de faire cet exercice de mémoire pour reconstituer le puzzle que nous sommes en y indiquant ce que des personnes vivantes ou défuntes ont apporté dans nos vies.

Honneur et reconnaissance à tous ceux et celles qui nous sont présents même dans l’absence.

Nestor Fils-Aimé, CSV
Supérieur provincial

Source :
Bulletin d’information – 4 novembre 2021 – No 238 (PDF)

Publications similaires

  • Le charisme de Querbes au Pérou

    Nous avons tous l’Évangile de Jésus-Christ comme pôle! Mais ce qui est propre vient de ce qui nous rejoint au cœur de nos engagements, de notre identité et de ce qui nous motive pour être présents comme « communauté viatorienne » au milieu des défis qui se présentent à la communauté humaine là où nous vivons pour y apporter des réponses et surtout une espérance.

  • La chaise curule

    Le prochain épisode se déroule en pleine chapelle d’une résidence de Montréal. Pour pénétrer dans le lieu saint, les fidèles empruntent la porte du local pour se retrouver derrière l’autel. Ensuite, il y a un corridor soit à droite soit à gauche pour accéder à la chapelle.

    Deux confrères, par un pur hasard, se présentent à l’entrée du local de la chapelle. Leur but premier est de prier le Seigneur, un but bien légitime en soi. Mais un but secondaire traverse leur esprit en même temps. Ils désirent s’asseoir sur une chaise bien précise, et identique aux autres véhicules de la conversation, située à l’arrière de la chapelle. Ce qui devait arriver arriva.

  • Au-delà de la démesure

    Avec des mots simples et justes, il nous fait plonger, à travers ces poèmes, au cœur de l’essentiel et de l’universel. Pour lui, chaque mot compte et pèse son poids d’invisible.

    « Il n’y a que la poésie pour donner aux mots la transparence de l’âme, pour rendre aux choses le souffle du mystère, pour faire pencher le cœur du côté de la lumière et ouvrir à l’ange de la nuit qui frappe à la fenêtre… » (René Pageau)

  • Nouvelles formes de vie consacrée

    Il y a une trentaine d’années, on parlait de communautés nouvelles. Le vocabulaire a évolué. On parle maintenant de « nouvelles formes de vie consacrée » et l’Annuaire pontifical recense ces nouvelles formes de vie consacrée sous le titre « autres formes de vie consacrée » puisqu’elles ne sont plus tout à fait nouvelles et qu’elles ont été reconnues et approuvées par le Saint-Siège. (…)