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Bienheureuse Marie-Léonie Paradis

Dans Revue du sanctuaire par Rachel Lemieux p.s.s.f. le 07/08/2014

Se gagner une amie

Marie-Léonie ParadieConnaître et découvrir Bienheureuse Marie-Léonie Paradis est à coup sûr se gagner une amie, une confidente et un recours fidèle en tout temps auprès de Dieu, Père, Fils et Esprit saint. De nombreuses personnes témoignent de son intercession bénéfique auprès de Dieu et la sentent proche de leur vécu, de leurs préoccupations, de leurs joies et de leurs souffrances. Elle est bien connue et priée.

Tout ce qu’a vécu Mère Marie-Léonie nous montre sa sainteté au quotidien. Il ne faut pas attendre quelque chose d’extraordinaire pour aimer, partager, se donner et se dépasser. La vie nous donne toutes les occasions de croître dans l’amour.

Comme toutes et tous sommes appelés à la sainteté, sa vie présente des moyens pour grandir en sainteté à notre tour. En découvrant Bienheureuse Marie-Léonie à travers sa spiritualité, sa sagesse, son humanité, son grand amour pour Dieu et pour les gens ainsi que pour la création, toute personne se sentira rejointe dans ses valeurs.

Que la communion à ce qu’a vécu Mère Marie-Léonie soit pour ceux et celles qui la connaissent source d’encouragement, de réconfort et de sérénité.

Un résumé de sa vie

Alodie-Virginie Paradis naît le 12 mai 1840 à L’Acadie, petit village près de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Malgré que son nom fût Alodie, elle portera toujours celui d’Élodie. Ses parents, Joseph Paradis et Émilie Grégoire étaient profondément engagés et leur charité exemplaire. Dès son jeune âge, Élodie avait un grand goût de Dieu et un attrait pour la vie religieuse.

Le 27 février 1854, elle entre chez les Marianites de Sainte-Croix où elle désire se consacrer à soutenir le ministère des prêtres. Au noviciat, elle reçoit le nom de sœur Marie de Sainte-Léonie et après sa profession, le 22 août 1857, elle est dirigée vers l’enseignement. Son attrait pour le service des prêtres est très fort mais ce n’est qu’en 1874 qu’elle pourra enfin réaliser ce rêve.

En effet, au mois de septembre de cette année, elle est envoyée à Memramcook, Nouveau-Brunswick, comme supérieure de sœurs et pour voir au bon fonctionnement des services ménagers du Collège Saint-Joseph dirigé par le Père Camille Lefebvre, père de Ste-Croix qui était aussi son co-paroissien.

Après son arrivée, ce n’est pas long que plusieurs jeunes acadiennes de l’endroit se présentent pour devenir religieuses. Elles sont pauvres et la plupart ne savent pas l’anglais, pourtant il faut que sœur Marie de Sainte-Léonie les envoie en Indiana, aux États-Unis, faire leur noviciat.

Elle demande d’en ouvrir un en Acadie mais cette requête lui est refusée. C’est loin l’Indiana de Memramcook, c’est déjà beaucoup demander aux acadiennes de s’éloigner de leur famille et d’apprendre une autre langue une fois rendues là-bas.

Sœur Marie de Sainte-Léonie se voit donc bientôt en charge d’un Ouvroir de jeunes auxiliaires désireuses de se consacrer à Dieu sur les lieux mêmes. Aussi le service de Jésus dans ses prêtres ne cesse de l’attirer et la poursuit continuellement. Que faire?

La naissance de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille

En 1876, étant un jour de passage à Montréal, l’évêque du lieu, Mgr Fabre, lui suggère de fonder une communauté pour le service des collèges. Elle trouve l’idée bonne et en parle au Père Lefebvre qui appuie ce projet. Les jeunes acadiennes sont nombreuses à entrer et après un peu de formation sont envoyées dans différents collèges. C’est ainsi que l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille naît le 31 mai 1880.

Malheureusement, l’évêque de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, ne les accepte pas dans son diocèse, car il craint d’avoir à sa charge les sœurs quand elles seront vieilles et malades. Pour cette raison, en 1895, c’est l’exil vers Sherbrooke où l’évêque du lieu, Mgr Paul LaRocque, les accueille chaleureusement dans son diocèse. Et là, c’est l’expansion de l’Institut. À son décès, le 3 mai 1912, elles étaient 635 sœurs à la pleurer.

Une femme amoureuse de Dieu et des autres

Décrire une personne en quelques mots est difficile, mais il est important de dire que Mère Marie-Léonie était une femme amoureuse de Dieu et des autres. Sa vie a été toute simple et humble, il n’y a rien eu d’extraordinaire si ce n’est qu’elle a beaucoup aimé. Elle est un exemple pour tous sans exception, car c’est dans l’ordinaire du quotidien qu’elle s’est sanctifiée.

La vocation à la sainteté est universelle. C’est en aimant que nous y parviendrons et c’est le chemin qu’a pris Bienheureuse Marie-Léonie. Elle était une femme toute de cœur, tous ceux et celles dont le chemin croisait le sien étaient heureux de la connaître et d’être auprès d’elle.

Béatification

En 1984 eut lieu sa béatification au parc Jarry à Montréal lors du voyage du Pape Jean-Paul II au Canada. Lors du 25e anniversaire de la béatification, un regroupement des « Ami(e)s de Mère Marie-Léonie » s’est créé et plus de 650 personnes inscrites vivent à leur tour et dans leur milieu le charisme de Bienheureuse Marie-Léonie en soutenant le ministère des prêtres par la prière et leur dévouement. La charité et l’amour sont au cœur de leur vie quotidienne.

De l’amour du Seigneur et du Prêtre animée, je n’eus qu’un seul désir : servir, servir toujours !

Pour commémorer le 100e anniversaire du décès de Bienheureuse Marie-Léonie,  survenu le 3 mai 1912, Monsieur Marius Dubois, artiste-peintre de l’Académie Royale du Canada, peint un tableau dans la chapelle de l’Immaculée Conception, à Sainte-Anne-de-Beaupré, la représentant dans une attitude d’humilité, à genoux face au Christ en croix.

Femme de grande foi, elle voit en lui, le grand Prêtre suprême qu’elle veut servir et revêtir du plus beau vêtement à la fois sacerdotal et royal car le Christ est Prêtre et Roi. Elle a déployé toutes ses énergies à fonder un Institut, pour accorder à des jeunes filles la possibilité de se donner à Dieu. Des religieuses l’accompagnent puisqu’elle n’a jamais travaillé seule.

Piété et Dévouement

Les fleurs qui jonchent le sol symbolisent son amour de la nature. Dans le coin droit du tableau, l’église de L’Acadie, Québec, représente l’endroit où a commencé son expérience spirituelle.

Anniversaire du décès

Tableau de Marius Dubois
Chapelle de l’Immaculée Conception Sainte-Anne de Beaupré

Partout où les Petites Sœurs de la Sainte-Famille vivent, elles veulent incarner et manifester le visage du Christ serviteur, voulant suivre de plus près le Christ serviteur aimant de la volonté du Père. Afin de mieux vivre leur service à la suite du Christ serviteur, elles privilégient l’humilité, la simplicité, la joie et l’accueil. De leur contemplation du mystère eucharistique découlent la force et le courage de concrétiser ces vertus si chères à Mère Marie-Léonie et de vivre en plénitude leur devise « Piété et Dévouement ».

Missionnaires, ici et ailleurs

De 1962 à 2012, 20 religieuses canadiennes ont œuvré pour l’Église du Honduras et Guatemala et nos sœurs honduriennes travaillent dans 12 maisons : Archevêchés, Grand Séminaire, Petit Séminaire, Presbytères et maisons de religieux. Elles continuent l’apostolat que nous avons fait tant au Canada, aux États-Unis, en Italie, au Brésil, en Haïti et au Chili. Maintenant, à cause de l’avancement en âge des religieuses, notre présence est plus concentrée au Québec, principalement à la Maison générale, Sherbrooke.

En Amérique centrale, les Petites Sœurs de la Sainte-Famille sont 42 professes à vœux perpétuels,  14 à vœux temporaires, 7 novices, 3 postulantes et 7 aspirantes et en Amérique du Nord 222. Ces 295 femmes marchent ensemble sur les traces de Bienheureuse Marie-Léonie.

En plus des 295 Petites Sœurs de la Sainte-Famille qui marchent ensemble sur les traces de Bienheureuse Marie-Léonie, les « Ami(e)sde Mère Marie-Léonie » cheminent avec nous pour vivre à leur manière et dans leur milieu, l’esprit et le charisme de service de Mère Marie-Léonie. Plusieurs sont engagé(e)s dans leur communauté chrétienne pour répondre à différents besoins de leur paroisse.

L’exemple et le témoignage de Mère Marie-Léonie sont toujours une inspiration, un soutien et un réconfort dans l’accomplissement de leurs engagements ou leur bénévolat.

Site des Petites Sœurs de la Sainte-Famille – www.centremarie-leonieparadis.com

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