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Jalons pour une nouvelle évangélisation du Québec

Dans Service catéchétique viatorien par Viateurs Canada le 17/10/2014

Cet article est tiré du site Catéchèse / Ressources. Il reprend quelques idées de l’ouvrage d’Henri Boulad intitulé « La foi et le sens » que nous vous conseillons grandement (Éditions Médiaspaul, 2014).

En quête d’une nouvelle approche, d’un nouveau langage

Nos sociétés modernes ont besoin d’une nouvelle approche et d’un nouveau langage : on ne peut se contenter d’évangéliser comme autrefois.

Église et modernitéBref, il faut savoir trouver un langage adapté à notre époque : redire l’Évangile dans les mots d’aujourd’hui.

Plutôt que de chercher à répandre une « foi » de routine et de traditions, de répression et d’interdits qui en a éloigné plus d’un au Québec… il faut savoir découvrir ou redécouvrir une foi qui illumine notre vie, une foi enracinée dans l’Évangile.

Dans ce Québec qui a rejeté un certain passé, il faut l’aider à inventer l’avenir.

À l’homme contemporain en quête de sens et d’espérance, il importe de repenser notre pastorale, notre liturgie et notre théologie afin que l’Église de demain soit signifiante pour l’homme moderne.

Sur le plan personnel – Nourrir sa foi

La vie chrétienne est beaucoup plus de l’ordre de « l’être » que du « faire ». Une foi vivante est nécessairement communicative, et ce, à notre insu.

Lecture spirituelleOr afin de devenir « source » et de « porter du fruit en abondance », il faut d’abord « se ressourcer » au quotidien. La foi doit devenir une expérience vivante et personnelle.

« Ce n’est pas par une décision de la volonté que l’on témoigne, c’est par sa vie, par une vie chrétienne authentique. (…) Car le christianisme n’a rien à voir avec la propagande. Il faut savoir « vivre avant de parler », « être avant de faire ». (p. 84-85)

De fait, comment chercher à évangéliser si on ne s’évangélise pas soi-même?

Afin que notre foi puisse changer la vie des autres, il faut d’abord qu’elle change la nôtre. (p. 76)

Voilà pourquoi le Père Boulad conseille à tout chrétien une demi-heure de méditation quotidienne :

Un texte inspirant (Saintes Écritures, auteur spirituel…) que l’on déguste à petites doses, en prenant le temps « d’en extraire tout le suc ».
Un texte qui nourrit le cœur autant que l’intelligence. Un texte qui conduit à la prière.
Les spirituels appellent cela la « manducation du texte » : une demi-heure avec le Seigneur qui dynamise toute la journée.

Afin de devenir « lumière du monde » comme le dit l’Évangile, il importe de se ressourcer auprès de Jésus-Christ qui dit de lui-même : « Je suis la lumière du monde » (Jn 8,12).

De fait, nous ne pouvons être la lumière que si Jésus vit en nous, que s’il brille en nous, que s’il rayonne à travers nous. (p. 93)

Sur le plan communautaire – Inventer l’Église de demain

Plus que jamais, il faut savoir faire preuve d’imagination afin de réinventer l’Église de demain.

À titre d’exemple…

À côté des églises-paroisses (au sens traditionnel du terme) le Père Boulad insiste sur le fait qu’il faudrait que chaque immeuble, chaque appartement ou chaque pâté de maisons constitue une mini-paroisse de type familial et convivial.

Communauté de partageConcrètement, il s’agirait de se rassembler régulièrement entre amis ou connaissances, au minimum une fois par mois, autour d’un thème (biblique, théologique, spirituel ou inspiré de l’actualité) qui serait présenté par chacun, à tour de rôle.

Après la présentation et l’échange, il y aurait un temps de silence et de prière personnelle.

Le tout pourrait être clôturé par un moment de détente autour d’un verre d’amitié et d’une bonne pizza. À chaque groupe de trouver sa formule.

Bref… inventer de petites communautés chrétiennes où se tissent des liens d’amitié et où la foi est « réchauffée », approfondie, comprise, discutée et partagée.

Selon le Père Boulad, ce type de groupe de réflexion et de partage est un complément indispensable à la messe du dimanche.

« Quant à nous, nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4,20)

ApôtresÀ l’instar des apôtres qui ne pouvaient taire, même au péril de leur vie, la foi qui les habitait, il importe que notre foi devienne contagieuse.

Or « seul un être convaincu peut convaincre; seul quelqu’un qui brûle peut brûler ». (p. 76)

« Tous nous devons être brûlés par le feu de l’Esprit, nous sentir responsables de l’Église de demain. » (p. 78)

La foi devrait tellement nous posséder… qu’elle se communique spontanément.

La vie est faite pour circuler : il en est de même pour la vie de foi.

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